Mc 16,1-7
-B-
La Veillée Pascale
Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques,
et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au sépulcre au
lever du soleil.
Elles se disaient entre elles: « Qui nous roulera la pierre pour dégager
l'entrée du tombeau? »
Au premier regard, elles s'aperçoivent qu'on a roulé la pierre, qui était
pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent,
assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de peur. Mais
il leur dit: « N'ayez pas peur! Vous cherchez Jésus
de Nazareth, le Crucifié! Il est ressuscité: il n'est pas ici. Voici l'endroit
où on l'avait déposé.
Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre: "Il vous précède en
Galilée. " Là vous le verrez, comme il vous l'adit. »
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Histoire vraie ( extraite de « Ils revinrent tout joyeux » de Thomas Brenti, éd. Béatitudes 2010)
Le prêtre, porteur d'espérance dans les plus grands épreuves
Une belle après-midi de mai 1999, j'étais allé
faire un tour dans un parc près du lac. Tout était calme. Le calme avant la
tempête.
En rentrant à la maison, j'écoutai les messages de mon répondeur. L'un de mes
paroissiens, un homme d'un certain âge, venait de se suicider. Je sautai dans ma
voiture et accourus en toute hâte vers la demeure de la famille en question. En
m'approchant de la propriété, rien ne semblait étrange, je pensais même m'être
trompé d'endroit mais, quand Mme Ryan m'ouvrit la porte, son visage rempli de
larmes ne me laissait plus l'ombre d'un doute. Elle n'eut pas besoin de dire un
mot. Son mari était étendu dans le salon.
Nous restâmes tous les deux à cet endroit, priant près de ce corps sans vie,
pour invoquer la lumière du Christ dans les ténèbres. Mais l'horreur n'était pas
encore à son comble: nous vîmes par la fenêtre que leur fille de quinze ans,
Marie, rentrait du lycée. Elle marchait si tranquillement le long de l'allée,
toute heureuse, sans se douter de la terrible réalité qu'elle était sur le point
de découvrir: son père, qu'elle accompagnait si souvent sur son tracteur, était
mort.
Intérieurement, j'étais à l'agonie. Je sortis de la maison accompagné de sa
maman: c'était un vrai chemin de croix. Quand elle nous vit, elle commença à
comprendre et pour elle aussi, cet après-midi de mai s'assombrit. Elle éclata en
sanglots, je la pris dans mes bras et nous pleurâmes tous les trois.
En même temps, une présence maternelle nous enveloppa et je compris la puissance
du sacerdoce, de la présence sacerdotale: la beauté de la paternité du prêtre.
Quand, dix ans plus tard, je retournai dans cette maison, les pleurs s'étaient
changés en joie. C'était le mariage de Marie Ryan. Des « noces mystiques » pour
moi aussi, d'une certaine manière. L'Époux avait voulu que j'accompagne cette
famille au Calvaire et, maintenant, à la Résurrection. Mme Ryan confia sa fille
généreusement au jeune homme qu'elle épousait.
Le don du sacerdoce m'a uni à cette famille d'une manière unique. Pour eux, je
suis un ami à vie. Quel privilège! Quelle grâce de savoir que le don du
sacerdoce a changé des vies!
Père G.D.
Irlande du Nord, Diocèse de Kilmore